Pétition pour revaloriser le salaire des enseignant·e·s vaudois·e·s de métier du secteur de la formation professionnelle

Les enseignant·e·s du professionnel en charge d’apprendre le métier aux apprenti·e·s du canton de Vaud sont les moins bien loti·e·s de la formation postobligatoire. Elles et ils ont, d’une part, les collocations salariales les plus basses et, d’autre part, ne bénéficient pas, contrairement à la
plupart des collègues du secondaire I et II, d’une promotion d’une classe salariale après 15 ansd’expérience professionnelle. Pour le syndicat SVMEP et sa faîtière SUD doit changer. Ils remettront une pétition dans ce sens à la Cheffe du DFJC ce mercredi 9 octobre.
 
Déjà avant la mise en place du nouveau système salarial DECFO/SYSREM, les enseignant·e·s de la formation professionnelle étaient colloqué·e·s dans une fonction qui correspondait à leur titre académique ou professionnel, indépendamment des branches enseignées. Jusque dans les années 90, les enseignant·e·s les moins bien classé·e·s bénéficiaient d’une promotion qui leur permettait de rejoindre une classe de salaire supérieure après un certain nombre d’années. Cela atténuait les écarts salariaux entre les collègues et cela permettait de reconnaître que malgré des titres différents, tous les enseignant·e·s du professionnel faisaient le même travail.
Ces mécanismes ont été retirés peu à peu, notamment lors des plans Orchidée. Au moment du passage à DECFO/SYREM, ils ont été définitivement supprimés. Comme les enseignant·e·s de métier du professionnel ont été colloqué·e·s dans des fonctions qui ne prévoient pas de promotion après 15 ans, les écarts salariaux se creusent avec les années. Il est profondément injuste que seul·e·s les enseignant·e·s qui transmettent le métier, c’est-à-dire le coeur de ce qui constitue la formation professionnelle, ne puissent pas bénéficier comme les autres enseignant·e·s du secondaire I et II d’une promotion après 15 ans d’expérience.
Les autorités soulignent publiquement l’importance de valoriser aujourd’hui la formation professionnelle tout en ignorant ou ne voulant pas voir que les moins bien rémunéré·e·s dans le postobligatoire sont justement les enseignant·e·s de métier. Valoriser la formation professionnelle, sans se préoccuper de celles et ceux qui l’enseignent, c’est un leurre ou pour utiliser un langage plus moderne, c’est « juste de la comm’ !».
Le syndicat SVMEP et sa faîtière SUD ont, dès la mise en place de la Commission d’évaluation des fonctions, entrepris des démarches pour corriger cette inégalité. L’État de Vaud n’est pas entré en matière et il a, jusqu’ici, ignoré toutes nos demandes.
En conséquence, ils  ont décidé de lancer une pétition qui a reçu 780 signatures dans les écoles (sur un total d’environ 1’300 enseignant·e·s). C’est un record, cela démontre la volonté de l’ensemble desenseignant·e·s du professionnel, toutes catégories confondues, d’obtenir une collocation plus juste pour
celles et ceux qui enseignent le métier. 
 
source: communiqué  du SVMEP-SUD