Mobilisez-vous!

Caisse de pension: les associations de personnel auront le temps nécessaire pour analyser le dossier et faire des propositions. Les discussions s’annoncent longues et complexes et nous prendrons le temps qu’il faut pour trouver un accord équilibré.

Le 14 juin dernier, le Conseil d’État et le comité de la Caisse de pension convoquaient une conférence de presse pour présenter le rapport du comité de la caisse à l’attention du Conseil d’État. Dans ce rapport, le comité proposait différents modèles qui servent aujourd’hui de base de discussion entre partenaires sociaux. Comme vous avez pu le lire dans la presse, les annonces sont dures et le projet présenté pourrait amener à des péjorations de retraite de 21,5% en moyenne avec des pics surréalistes de plus de 30% pour certaines catégories d’âge, ce qui est inacceptable. La FEDE et les autres associations représentant le personnel s’alarmaient dès lors du calendrier de discussion extrêmement serré et tout autant inacceptable communiqué par la délégation du Conseil d’État pour les questions du personnel (la DCEQP): il prévoyait la mise en consultation d’un projet négocié pour le début de l’automne déjà.

Quatre rencontres entre partenaires se sont déjà tenues durant l’été, mais devant les remarques appuyées des représentants du personnel, aucune négociation n’a encore eu lieu. La DCEQP a pris en compte nos soucis et surtout le fait qu’il faut du temps pour comprendre un système complexe et élaborer des propositions. Ces séances planifiées ont cependant permis de répondre aux nombreuses questions émanant des partenaires représentant le personnel. Ces clarifications doivent permettre à tous d’acquérir le même niveau d’informations et de compréhension d’une matière importante et ardue. Ceci constitue un prérequis indispensable pour démarrer les négociations dans des conditions acceptables et pour avoir les moyens de défendre valablement les intérêts du personnel. Les enjeux de ce projet sont colossaux, avec notamment celui de la répartition des efforts entre les employeurs et les assurés. Sur ce point, d’après nos premières projections, si l’on s’en tient au projet, on est très loin du compte et l’État sort largement gagnant, faisant porter la plus grande part des efforts sur les assurés.

Dès maintenant, il est dans l’intérêt de l’ensemble des partenaires de prévoir un cadre permettant de négocier dans de bonnes conditions. Ce dernier permettra de se mettre d’accord sur une proposition soutenue par l’ensemble des acteurs. Mais cela prendra du temps et ce temps, le Conseil d’État doit le prendre et nous l’accorder, au risque sinon de faire échouer l’ensemble du projet.

Pour le volet touchant les enseignants, deux problématiques particulières devront être discutées. Tout d’abord, le délai de congé obligatoire pour le 31 juillet alors que la nouvelle loi pourrait entrer en vigueur un 1er janvier. Il faut assurer au personnel enseignant de pouvoir finir l’année scolaire avec les mêmes conditions. Ensuite, il s’agira de trouver des solutions pour éviter une pénurie suite à de nombreux départs inévitables. Cela semble déjà bien tard…

L’inquiétude soulevée par la publication du rapport de la Caisse de pension est importante. La FEDE, en coordination avec d’autres partenaires, invite le personnel à manifester son soutien aux négociateurs par une mobilisation planifiée à la mi-septembre. L’objectif est de montrer à nos élus et à la population l’importance du maintien de conditions de retraites attractives, et ceci pour l’intérêt du canton. 

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