Notre société est en perpétuel mouvement et les nouvelles technologies ne font qu’accélérer sa transformation. De son côté, l’école doit ainsi modifier régulièrement son fonctionnement, l’adapter à des réalités nouvelles, l’améliorer lorsque c’est possible. Tout ceci en tenant compte de multiples contraintes. Par l’intermédiaire de leurs syndicats, les enseignant·es et fonctionnaires ont le privilège de pouvoir donner leur avis et de faire valoir leurs arguments.
En juin dernier, le comité SAEN a répondu positivement à la consultation concernant la durée de l’engagement provisoire. Il s’agissait d’abaisser de 66 % à 50 % l’engagement provisoire de deux ans avant la nomination. Pour les temps de travail plus bas, la période de cinq ans maximum est conservée.
À la rentrée scolaire, le SAEN a réagi à la nouvelle directive concernant l’usage des téléphones portables à l’école. Nous avons fait remarquer à nos autorités que nous étions favorables à une harmonisation des pratiques au niveau cantonal. Toutefois, comme une interdiction totale n’est ni possible ni souhaitable, nous avons insisté sur la nécessité d’une éducation et d’une prévention renforcées dans ce domaine.
En novembre, le SAEN s’est penché sur le projet d’arrêté concernant le subventionnement des classes. Celui-ci concernant principalement les directions et les communes, nous n’y avons pas demandé de modifications. Nous avons toutefois signalé qu’il nous paraissait peu judicieux que les ACF (activités complémentaires facultatives) soient englobées dans le même budget que les mesures de soutien, alors que l’objectif n’est clairement pas le même.
Dans le même temps, nous avons relu le projet d’arrêté concernant les mesures particulières. Celui-ci a dû être revu pour y intégrer le nouveau fonctionnement induit par l’introduction du nouveau plan des mesures. Depuis plusieurs années, le SAEN demande une simplification des mesures de soutien ainsi qu’un meilleur accompagnement des enseignant·es dans ce domaine. Nous espérons que ceci se vérifiera sur le terrain.
Nous avons aussi consulté le projet d’arrêté concernant la scolarisation à domicile. Il s’agit de répondre à une augmentation du nombre d’élèves qui ne se rendent plus à l’école. Ce texte définit avec précision la manière dont les parents peuvent assumer la scolarisation de leur enfant à domicile, les conditions à remplir, ainsi que le suivi et le contrôle par le SEEO. L’accent est mis principalement sur la nécessité d’un projet pédagogique, avec une autorisation qui devra être renouvelée chaque année. La liberté éducative des parents est préservée, mais leur responsabilité est clairement affirmée et contrôlée. Une directive suivra, avec un processus et un document explicatif pour les parents.
Enfin, nous avons répondu en avril au projet de modification de la réduction de traitement. Actuellement, en effet, en cas d’absence des titres requis, le traitement des personnes chargées d’enseignement est réduit de 15 %. Notre demande, depuis plusieurs années, était de différencier cette retenue. Un premier pas devrait être franchi puisqu’à partir de la rentrée prochaine, dans la scolarité obligatoire, la réduction de traitement devrait être abaissée à 10 % si les personnes concernées sont titulaires d’un titre pédagogique, mais différent de celui demandé.
L’adaptation de la réglementation en vigueur est un travail de fourmi. Les effets de ces nouvelles règles seront à vérifier sur le terrain. Le SAEN se réjouit de chaque amélioration des conditions de travail de ses membres et des enseignant·es en général. Votre comité continuera de faire entendre vos remarques, vos besoins et vos souhaits aux autorités compétentes.
Pierre-Alain Porret, président du SAEN
