Réuni·es le 9 mai dernier à Martigny, les délégué·es du SER ont tenu une Assemblée annuelle particulièrement dense, marquée par les transformations en cours au sein du syndicat, mais aussi par une volonté clairement affirmée de maintenir le cap dans un contexte éducatif toujours plus exigeant.

Avant même l’ouverture officielle des débats, le ton de la rencontre avait été donné la veille lors du repas réunissant une partie des délégué·es.

Dans son fief martignerain, le président de l’AD, Gaétan Bruchez, avait manifestement à cœur de rappeler qu’une assemblée réussie tient aussi à la qualité de son accueil. Cette parenthèse conviviale a permis des échanges chaleureux et détendus — preuve qu’il est possible de parler d’école et de syndicalisme sans perdre le sens de la convivialité valaisanne.

Parmi les dossiers présentés figurait le suivi de la mise en œuvre des nouveaux statuts du SER. Depuis la réorganisation adoptée l’an dernier, un important travail d’adaptation a été mené afin d’harmoniser les procédures et de garantir la stabilité du fonctionnement syndical. Le comité estime aujourd’hui cette phase de transition globalement consolidée, même si quelques ajustements restent encore nécessaires.

La question de la pénurie d’enseignant·es et des conditions de travail a occupé une place importante dans les échanges. J’ai tenu à rappeler l’importance de défendre une formation exigeante et complète pour les enseignant·es. Les difficultés de recrutement que connaissent plusieurs cantons ne doivent pas conduire à fragiliser progressivement la profession.

Le dossier le plus attendu — et sans doute le plus sensible — concernait l’avenir de L’Éducateur.

J’ai présenté le processus mené par le comité du SER ainsi que les décisions prises ces derniers mois. À la suite d’une large consultation des membres, le SER a confirmé sa volonté de faire évoluer sa revue avec quatre éditions principales par année et un développement accru des supports numériques. Cette réorganisation implique également des changements importants dans le fonctionnement éditorial et concernant certains postes historiques liés à la revue. Les choix effectués par le comité semblaient compris par une large majorité des délégué·es.

Plusieurs projets en cours ont également été présentés, notamment autour de la sécurité dans les écoles, du baromètre international I-BEST 2026, de l’apprentissage des langues nationales ou encore des collaborations avec nos homologues de LCH.

Sur le plan politique, les délégué·es se sont également prononcé·es à l’unanimité contre l’initiative de l’UDC soumise au vote le 14 juin prochain. Les discussions ont notamment mis en avant les risques que certaines orientations politiques feraient peser sur une école déjà confrontée à une pénurie de personnel formé, particulièrement dans certaines disciplines et régions. Cette AD 2026 aura surtout confirmé une chose : le SER poursuit sa transformation sans perdre ce qui fait sa force depuis longtemps — sa capacité à conjuguer engagement syndical, réflexion collective et sens du lien humain. À Martigny,entre discussions sérieuses, hospitalité valaisanne et organisation parfaitement huilée, cet équilibre semblait particulièrement bien trouvé.

06-2026-Billet du président