Quand les enfants n’ont pas d’adultes comme repères … Que peut l’école ?
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Chaque fin novembre – le 20 –, la Journée internationale des droits de l’enfant remet en Une de la plupart des médias ce rappel : tout être humain, tout adulte, a comme devoir premier de prendre soin de ses petit·es, de TOUS·TES les petit·es. Chaque année se pose le même constat : c’est loin d’être le cas, même « chez nous ».
Écouter, même les silences
Chaque fin novembre – le 20 –, la Journée internationale des droits de l’enfant remet en Une de la plupart des médias ce rappel : tout être humain, tout adulte, a comme devoir premier de prendre soin de ses petit·es, de TOUS·TES les petit·es. Chaque année se pose le même constat : c’est loin d’être le cas, même « chez nous ».
Comment aider les enfants bousculé·es, abusé·es, violenté·es, séparé·es, émigré·es, harcelé·es ? Le dossier qui suit, entre remuant témoignage et regards sur quelques pistes à emprunter encore et encore, pose le doigt sur un rôle essentiel que jouent l’École et ses piliers, les enseignant·es : écouter, même et surtout les silences.
Le droit à la parole, celui d’être entendu·e et pris·e au sérieux est justement l’un de ces précieux droits de la Charte de l’UNICEF mise en avant en cette fin novembre, comme celui de grandir dans de bonnes conditions et en sécurité, et de développer son potentiel. Or, si « Les enfants ont droit à une éducation non violente ( art. 19 et 37 de la Convention internationale des droits de l’enfant, CDE ) », en Suisse, « les châtiments corporels ne sont pas expressément interdits », rappelle Protection de l’enfance Suisse. Pas encore, mais bientôt peut-être : en ce mois de novembre également, s’achève la procédure de consultation lancée par le Conseil fédéral pour inscrire expressément dans le Code civil l’interdiction de la violence dans l’éducation, nouvelle disposition qui prévoit que les parents sont tenus d’élever l’enfant « sans recourir à des châtiments corporels ni à d’autres formes de violence dégradante ». La prévention, les offres d’aide et de conseil aux parents comme aux enfants devront alors être étoffées. Et ensuite ?
À l’École, en classe, les initiatives se multiplient : conseils d’élèves où chacun·e peut prendre la parole, formations à la démocratie, approches pour mieux accueillir ses émotions, cours d’empathie ... la culture du vivre ensemble s’arrose au quotidien, souligne notre dossier. En soi aussi.
Bonne lecture.
Continuons à prendre soin de nous. •
Nicole Rohrbach, rédactrice en cheffe
